Réserve Militaire

Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 18:00


QUESTION N° 53537 Publiée au JO le
 : 30/06/2009 page 6297

A la demande de Guy LEROY, Ancien Correspondant Défense de la Ville de Béthune
par Madame Odette DURIEZ, Députée du Pas-de-Calais

Réponse publiée  au JO le : 20/10/2009 page 9918

Rubrique : Défense

Tête d’analyse : Réservistes

Analyse : Statut, activités politiques et syndicales. Compatibilité.

TEXTE :

Les restrictions à l’exercice de certaines libertés civiles et politique par les militaires figurent aux articles L.4121-1 et suivants du code de la défense.

L’article L.4121-3 dispose ainsi qu’il « est interdit aux militaires en activité de service d’adhérer à des groupements ou associations à caractère politique. Sous réserve des inéligibilités prévues par la loi, les militaires peuvent être candidats à toute fonction publique élective ; dans ce cas, l’interdiction d’adhésion à un parti politique (…) est suspendue pour la durée de la campagne électorale. En cas d’élection et d’acceptation du mandat, cette suspension est prolongée pour la durée du mandat ». Cet article précise également que les militaires qui sont élus et qui acceptent leur mandat sont placés en position de détachement. Par ailleurs, aux termes de l’article L.4121-4, L’adhésion des militaires en activité de service à des groupements professionnels est incompatible avec les règles de la discipline militaire. Toutefois, aux termes de l’article L.4143-1 du code de la Défense, les restrictions précitées ne s’appliquent pas aux réservistes exerçant une activité au titre d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle (ESR) ou au titre de la disponibilité. Cet article prévoit même expressément que les réservistes exerçant une activité en vertu d’un ESR ou de la disponibilité «  peuvent demeurer affiliés à des groupements politiques ou syndicaux. Il doivent toutefois s’abstenir de toute activité politique ou syndicale pendant leur présence sous les drapeaux ». De même, si l’article L 46 du code électoral prévoit que les fonctions de militaire de carrière ou assimilé, en activité de service ou servant au-delà de la durée légale, sont incompatibles avec les mandats de députés, de conseillers généraux et de conseillers municipaux, il précise également que ces « dispositions ne sont pas applicables au réserviste exerçant une activité en vertu d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou au titre de la disponibilité ».

Toutefois, ce même article dispose par ailleurs que «  le réserviste de la Gendarmerie Nationale ne peut exercer cette activité au sein de sa circonscription ». Aussi, à l’exception des réservistes de la Gendarmerie Nationale, il n’y a donc aucun obstacle à ce qu’un titulaire d’un mandat électif local ou national exerce des activités militaires en vertu d’un ESR, quel que soit le lieu d’exercice des ces activités. S’agissant des réservistes de la Gendarmerie Nationale, la restriction définie par l’article L.46 du code électoral correspond globalement aux propositions formulées par l’honorable parlementaire. Les conditions d’exercice d’un mandant politique par un réserviste servant au titre d’un ESR étant d’ores et déjà définies très clairement par la législation en vigueur, il n’apparaît pas nécessaire de prendre de nouvelles dispositions en la matière.

Monsieur le Secrétaire d’Etat à la Défense

et aux Anciens Combattants.

Par Guy LEROY - Publié dans : Réserve Militaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 21:20
Devant un vide juridique évident, j'ai tenu dernièrement a clarifier la question de l'obligation de réserve dans le cadre d'un contrat ESR (engagement spécial de réserve) signé au profit de la Gendarmerie Nationale.

En effet, bon nombre de réservistes sont impliqués dans la vie politique locale, et je trouve plutôt ça bien !

Jusqu'à présent la fonction d'élu local "réserviste" ne génait personne.

Mais le problème a été soulevé par un maire, ne comprenant pas que son opposant politique puisse exercer une activité de réserve en Gendarmerie.

Le comble est que le réserviste avait choisi lui-même de ne pas effectuer de missions dans la compagnie dans laquelle il était domicilié.

Pour le moment, il me semblait que l'obligation de réserve ne s'appliquait que pendant la période où le réserviste était sous les drapeaux.

En effet, un réserviste est avant tout un civil, et personne ne pouvait le contraindre à vivre comme un militaire une fois son service effectué.

Si l'on considère que les réservistes sont des militaires à plein temps, il convient de revoir les textes en vigueur et de le stipuler lors de la signature des contrats ESR.

Après en avoir discuté avec un certain nombre d'élus et anciens ministres, j'ai demandé à Mme Duriez, Députée du Pas-de-Calais de poser la question à Monsieur Jean-Marie BOCKEL, Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants et de proposer une carte d'emploi du réserviste.

TEXTE :

Madame Odette Duriez, Députée de la XI ème circonscription du Pas-de-Calais

Monsieur Jean-Marie BOCKEL
Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants.

Mme Odette Duriez attire l'attention de Monsieur le Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants sur les conditions d'exercice des missions de réserviste militaire au regard de l'engagement citoyen, politique ou syndical. Il semblerait que des décisions de suspension d'activité de réserve soient prises, sur le ressort du département, au seul motif de l'implication élective et locale du réserviste.

Or, contrairement au personnel d'actif, il ne paraît pas y avoir d'incompatibilité entre la fonction de réserviste et les opinions politiques et syndicales.

Elle lui demande donc quelle sont les mesures qu'il pourrait prendre pour définir de façon plus transparente les sphères géographiques au seins desquelles les missions des élus-réservistes sous contrat ESR (engagement spécial de réserve) pourraient s'exercer.

L'honorable parlementaire propose quant à elle :

- Qu'un élu municipal ne pourrait effectuer de mission de reserve au sein de la compagnie compétente.
- Un élu communautaire, au sein des compagnies de gendarmerie du territoire.
- Un élu départemental, au sein du groupement de gendarmerie départementale
- Un élu régional, au sien de la région de gendarmerie.




Par Guy LEROY - Publié dans : Réserve Militaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus