Ruralité

Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 08:00

Le Président de la République doit dévoiler ce mardi 27 octobre, dans le Jura, le plan d’aides d’urgence à l’agriculture. C’est dans la petite ville de Poligny, entre Dole et Lons-le-Saunier, qu’il a prévu de le faire. Cependant il souhaitait que ce déplacement ne soit connu de la presse que le lundi 26. L’Elysée craint en effet la présence massive d’agriculteurs dans la capitale du comté. La préfecture du Jura a communiqué dés le jeudi 22 octobre cette information (voir le Figaro économie du 23/10/2009 page 17). De quoi inquiéter la Préfète du Jura, Madame Joëlle LE MOUEL, qui risque fort d'entendre parler du pays.
 

Nicolas Sarkozy à annoncé il y a quelques semaines qu’il n’y aurait plus aucun chèque à la FNSEA. Compte tenu de la gravité de la situation, toutes les filières de la production agricole traversent actuellement une crise sans précédent depuis trente ans (le ministre de l’agriculture Bruno LEMAIRE reconnaît une baise de revenu de 20% en 2008 et une prévision  de -10% en 2009), le Président de la République accédera-t-il à la demande de 1,4 milliards d’euros du leader de la FNSEA Jean Michel LEMETAYER.

 

Ce plan d’aides d’urgence, annoncé au lendemain de la manifestation du vendredi 16 octobre qui a vu plus de 52 000 agriculteurs battre le pavé dans les différentes capitales régionales, ils étaient plus de 800 à Lille va une nouvelle fois se résumer à des mesurettes accessibles uniquement par les entreprises proche du dépôt de bilan et à une reprise de décisions déjà prises comme le remboursement de la TIPP sur le fuel et la TICGN sur le gaz (170 millions d’euros), la prise en charge de la Taxe sur le Foncier Non Bâti (200 millions d’euros) et la prise en charge du coût de l’avance de trésorerie par les banques aux agriculteurs les plus en difficultés (50 millions d’euros pour un milliard d’euros d’avance de trésorerie). Il faut d’ailleurs à ce sujet signaler que la banque « verte » accorde actuellement des avances de trésorerie aux agriculteurs en difficulté au taux de 13,10% (voir l’intervention du Député UMP de la 3ème circonscription de Saône te Loire lors de la séance, à l’assemblée nationale, du mercredi 21 octobre). Qui l’Eta aide-t-il vraiment, l’agriculteur qui devra rembourser l’avance de trésorerie ou la banque qui empoche de l’Etat une rémunération de  plus de 13% sur du très court terme ?

 

Bien sur le président de la République ne va pas manquer de rappeler que c’est grâce à la France, donc grâce à lui que Mariann Fischer Boel, commissaire Européen à l’agriculture, à annoncé l’affectation une enveloppe de 280 millions d’euros pour la production laitière, 47 millions d’euros devant être allouée à la France.

 

Enfin le président de la République annoncera la mise en chantier d’une énième loi de modernisation agricole qui sera censé préparer l’agriculture à son entrée dans le libéralisme sauvage qu’il a décidé. En 2005 on dénombrait 350 000 exploitations agricoles professionnelles, en 2020, grâce à la politique ultra libérale de SARKOZY elles seront environ 200 000.

Par Guy LEROY - Publié dans : Ruralité
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /2009 08:16

Alors que les producteurs des fruits et légumes connaissent de grosses difficultés liés à la baisse des prix, l’Europe de droite réclame le remboursement des aides perçues entre 1992 et 2002 soit environ 500 millions d’Euros.


Il en a fallut du temps pour réagir ! Mais c’est vrai, il y a eu des élections présidentielles dans l’intervalle !!!!!!


Ce n’est sûrement pas à nos producteurs de payer la note, en effet s’il y a erreur, elle n’est pas de leur fait, mais de ceux qui ont versé les aides en toute connaissance de cause : En l’occurrence les gouvernements de droite successifs !


Certains agriculteurs ont investi les aides reçues dans du nouveau matériel afin de plus performant, d’autres ont cessé leurs activités ….


De quoi mettre le ministre de l’agriculture de droite dans  une situation bien embarrassante ! Celui-ci indique qu’il serait tenu compte de la situation individuelle de chacun.


Nous attendons donc les critères retenus, mais de toute manière nous devons en tant que socialistes nous opposer au remboursement de ces aides, indispensables à la survie de bon nombre de nos exploitations.


GUY LEROY

PS-BETHUNE

 

 

 

Par Guy LEROY - Publié dans : Ruralité
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 07:28

Les laitiers sont particulièrement mécontents en effet, sans aucune négociation les laiteries se sont engagées à baisser une nouvelle fois le prix du lait, celles-ci justifient leur décision en se basant sur la chute des cours mondiaux du beurre et de la poudre de lait.

La poudre de lait et le beurre ne représentent que 30 % de la production laitière.

Tout le reste sert à faire du fromage et autres crèmes dessert, des produits mieux valorisés.

Ce qui énerve davantage les producteurs c’est que le prix du litre de lait reste élevé dans les rayons des grandes surfaces, vendu en moyenne entre 75 cts et 1,10 €, ils ne perçoivent que 21 cts (30 % de moins qu’en avril 2008)

Les éleveurs ont de plus en plus de mal a rentabilisé leurs installations coûteuses, leur marge se réduit d’années en années une situation de plus en plus insupportable et préoccupante.

Il faut que le gouvernement soutienne cette filière importante de notre économie.

Nous nous demandons si Monsieur Sarkozy accepterait une baisse de 30 % de ses revenus ????

Ensemble, soutenons nos producteurs en votant massivement lors des prochaines élections européennes contre les "chefs" de l'UMP.

 

GUY LEROY

Par Guy LEROY - Publié dans : Ruralité
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